"Purple Haze" sort en 1967, signé par le Jimi Hendrix Experience, et ça sonne encore dangereux. La rythmique, c'est une fuzz épaisse et laineuse poussée dans des amplis à fond. Dans le solo, un bord étrange et brillant apparaît au-dessus des notes, presque comme une deuxième guitare une octave plus haut. C'est ce scintillement que tout le monde cherche.
Le matériel
Hendrix est très associé à la Dallas Arbiter Fuzz Face et à une Fender Stratocaster jouée dans des amplis Marshall. Pour le solo, on cite souvent l'Octavia : une fuzz à octave supérieure construite par l'ingénieur Roger Mayer. Les chaînes et réglages exacts changeaient d'une séance à l'autre, alors prends ça comme une vue d'ensemble.
Une fuzz à octave comme l'Octavia ajoute une note une octave au-dessus de celle que tu joues. Elle marche le mieux sur des notes seules, haut sur le manche, avec le micro manche.
La configuration ci-dessous est une approximation : une façon courante de s'approcher de ce son, pas le matériel ni les réglages d'origine exacts.
En pratique
- Utilise le volume de la guitare comme réglage de gain. À fond, ça rugit ; vers 6 ou 7, ça s'éclaircit en un crunch cristallin. Avec une fuzz à la Hendrix, tout se joue sur ce bouton.
- Pour l'effet d'octave, passe sur le micro manche et joue au-delà de la 12e case. Plus bas, ça devient une bouillie.
- Attaque fort au médiator pour le mordant, joue plus doux pour l'épanouissement. La fuzz suit tes mains.
- Un vibrato large et des bends généreux font plus pour ce son que n'importe quelle pédale.
